mardi 15 février 2011

L'amour est aveugle? Quelle plaisanterie! Dans un domaine où tout est regard! Phillipe Sollers.


Tout a été dit. En quelques secondes.
Les cils abaissées, les paupières mi-closes.
Et un souffle léger.
J'ai cherché tes yeux dans la nuit.
Tes yeux comme un vague océan,
où je peux voir le monde.
Tes yeux qui m'apaisent
quand tout au-dehors est noir.
Ces yeux qui m'ont trouvée,
alors que je n'attendais plus rien.
Ces yeux qui m'ont comprise,
sans que j'ai ouvert la bouche.

dimanche 13 février 2011

Le plus grand bonheur que puisse donner l'amour, c'est le premier serrement de main d'une femme qu'on aime. Stendhal.



Ah! le premier frôlement de main, celui qui fait rougir jusqu'aux oreilles, et qui fait fondre le coeur, comme de la glace en plein soleil.
Le premier regard qui rend tout plus beau. La première parole, qui fait s'évanouir tout le reste.

Ah! Tous ces premiers gestes, qui ne font que me rendre stupide!

Aux jeux de l'amour, je ne suis pas douée. ces jeux auxquels je refuse de m'abandonner.
parce que après le premier baiser vient la première confession.
La découverte, et parfois la déconvenue.

Alors pourquoi s'abandonner à toutes ces premières fois quand on ne s'attend qu'au pire?

Aux jeux de l'amour, il y a toujours un perdant, et ce perdant, ça a trop souvent été moi.

samedi 12 février 2011

On devient vieux quand les jeunes nous abandonnent. Marcel Pagnol.


Tout d'abord, quelques mots sur Pagnol. Il est un de mes Héros (oui oui, avec un H majuscule) littéraire. Quand la nostalgie arrive, je lis du Pagnol, pour sentir la lavande et la garrigue. Pour me rappeler l'enfance, pour dévorer les mots qui sont juteux comme les tomates chauffées au soleil de Provence. Grâce à lui, je me revois toute pitchoune à vélo, avec mes copines, au temps où l'insouciance se conjuguait à tous les temps. J'imagine cette grand-mère que je n'ai jamais connue qui parlait provençal. Et j'entends les cigales qui ont rythmé mes siestes. Je me revois à la balançoire, chantant mes chansons, déclamant mes poèmes, ennuyée par les guêpes et gavée des cerises que nous donnaient le beau cerisier du jardin qui est mort depuis.
Merci Monsieur Marcel d'avoir été le témoin de tant d'enfances...
Mais reprenons du début...


C'était encore hier.
Ses cheveux flottaient au vent,
derrière le guidon de sa bicyclette.
Les amours passaient.
Certains amis restaient.
Elle ouvrait grands les yeux,
et l'avenir était là,
brillant.
Et elle a vu son premier cheveu blanc.
Et son visage s'est transformé.
La vie a imprimé dans ses traits les aléas du temps.
Chaque tâche lui rappelle une souffrance.
Chaque ride est le témoin de ses années passées.
Maintenant, elle attend qu'on ait besoin d'elle.
Sa mémoire, fragile, file peu à peu.
On lui met des bébés dans les bras
dont les prénoms lui échappent
comme des étoiles filantes.
On la prend en photo
pour l'oublier aussitôt
dans un album qui prendra la poussière.
Un jour pas si lointain,
elle aura son heure de gloire.
On viendra la fleurir en Novembre.
Puis on oubliera de venir.
On oubliera ce vieux visage
qui avait tant dévoré la vie.
Et elle attendra, silencieuse,
le moment où l'on dira, vieux,
"Maman, si j'avais su..."

Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille. André Gide


J'ai ouvert les yeux, et j'ai vu la lumière.

Quelques rayons de lune qui passaient à travers le rideau.

Et le bruit de la pluie qui pleurait au dehors.

Et l'odeur des draps chauds.

J'ai entendu un souffle juste à côté de moi.

Un bras s'enroulant autour de mes épaules.

Mes yeux encore tous gonflés de sommeil.

J'ai entre-ouvert les yeux, l'espace d'une seconde,

pour me blottir au creux d'un corps tout chaud

collé contre ma peau.

Et le sourire aux lèvres, je me suis rendormie.


Un jour, un poème

Oula!! ça faisait bien longtemps! Je vais essayer maintenant de me tenir un peu plus à jour!!
J'ai eu une idée il y a déjà quelques semaines... Je m'en vas l'expliquer de ce pas.
J'adore les citations, et j'ai mon petit site exprès pour: evene.fr. Tous les jours, je vais voir la citation, comme certains vont voir leurs horoscopes. et j'ai la sensation que cette citation va orienter ma journée, ou transformer quelque chose, ou me faire réfléchir, me faire du bien, me choquer, m'interpeler... bref, on a compris l'idée!
Dorénavant, tous les jours, j'écrirais quelques lignes, avec pour titre la citation en question (et son auteur bien évidemment, rendons à César ce qui appartient à César, là, en l'occurrence, ce qui appartient à André Gide!!)

samedi 27 mars 2010

La ville









Ah la ville! La ville m'inspire. J'aime les bruits qu'on entend même la nuit! Ce brouhaha ambiant, incessant. Et c'est la ville qui m'a inspiré ce poème un jour de juin! Cette ville que je vais bientôt quitter! Mais n'y pensons pas...



Une odeur de barbecue me parvient aux narines,
suivie par des échos de voix.
Les couverts s'entrechoquent, et des rires fusent.
Rires gras imbibés de bières et de vins.
C'est le début de l'été,
et la soirée tombe tout doucement.
Les oiseaux poussent leurs derniers pépiements
avant le coucher du soleil.
Je peux même entendre la viande griller.
Une sirène d'ambulance retentit.
La vie s'agite autour de ma bulle.
Et ma musique, et les voix, et les oiseaux,
le grattement de ma plume sur ma feuille,
tout se mêle, s'entremêle pour former le murmure du monde.
En fermant les yeux, j'entendrais le bruissement du vent
dans les feuillages touffus des arbres.
Le silence n'existe plus,
seuls les souffles de la vie montent.
Les derniers rayons percent,
qui éclairent les tours d'un dernier espoir.
Et la ville grouille de ces mille sons.

mardi 16 mars 2010

L'art de parler de soi à la 3ème personne

Avez vous déjà remarqué que les parents parlent d'eux à la 3ème personne à leurs enfants? Ça ne s'applique pas qu'à eux d'ailleurs.
Je m'explique: l'autre matin, un mini humain s'est glissé plus que bruyamment dans la chambre ou je dormais afin de jouer à un casse tête (puzzle pour les autres francophones!!!) au pied du lit. A un moment, je me suis entendue dire: '' Fais pas trop de bruit, car Tata est encore à moitié endormie! ''. Et là, ça m'a frappée: Tata, c'est moi. Donc pourquoi ne pas dire ''car je suis encore à moitié endormie''? C'est le syndrome Alain Delon!! Sur le coup, je me suis sentie super bête! Quelle idée de parler de moi à la 3ème personne.
J'ai donc décidé de mener une petite enquête auprès de ma soeur la p'tite fée Lulu, génitrice de 3 mini humains.
Pourquoi parler de soi à la 3ème personne aux enfants? D'après elle, c'est pour bien leur faire comprendre qu'ils sont différents du reste du monde, que Maman n'est pas eux, qu'ils sont une entité à part entière. Bon. Je reste perplexe. Je vais continuer à mener l'enquête auprès de ma propre génitrice. On verra ce qu'elle aura à dire elle!